Die Philosophie des Tragischen

Die Schopenhauer-Gesellschaft in Kooperation mit der Internationalen Schelling-Gesellschaft, der Nietzsche-Gesellschaft sowie der Forschungsstelle „Nietzsche-Kommentar“ der Heidelberger Akademie der Wissenschaften mit freundlicher Unterstützung des Verlages Walter de Gruyter lädt zu einem Internationalen Symposion ein :

Die Philosophie des Tragischen
Schopenhauer, Schelling, Nietzsche

Freiburg i. Br.
21.-24. Mai 2008

Philosophisches Seminar
Albert-Ludwigs-Universität Freiburg

Tagungsprogramm

Mittwoch, 21.05.2008

Ort: Universität Freiburg, Hörsaal 1010 KG I

Moderation: Hans-Helmuth Gander (Freiburg)

16.00 c.t. Grußwort des Rektors der Albert-Ludwigs-Universität Freiburg, Prof. Dr. Andreas Voßkuhle. Grußwort des Präsidenten der Schopenhauer-Gesellschaft, Prof. Dr. Matthias Koßler. Grußwort des stellvertretenden Vorsitzenden der Nietzsche-Gesellschaft, PD Dr. Andreas Urs Sommer

17.00 Uhr Einführung in das Thema von Lore Hühn (Freiburg) : Ein Versuch über das Tragische (Schelling, Schopenhauer, Nietzsche)

18.00 Uhr Emil Angehrn (Basel) : Konstellationen und Grenzen des Tragischen

19.00 Uhr Günter Figal (Freiburg) : Das Tragische als Lebensstruktur. Nietzsche und Platon

Ab 20.00 Uhr Empfang im Haus zur lieben Hand durch den Präsidenten der Schopenhauer-Gesellschaft und mit freundlicher Unterstützung des Verlages Walter de Gruyter (Berlin)


Donnerstag, 22.05.2008

Ort: Haus zur lieben Hand

Moderation: Thomas Regehly (Frankfurt/Main), Lore Hühn (Freiburg)

9.00 Uhr Anselm Haverkamp (Frankfurt/Oder) : Aristoteles über Medea

10.00 Uhr Bernhard Zimmermann (Freiburg) : Über das Tragische bei den Griechen

11.00 Uhr Volker Gerhardt (Berlin) : Die Politik ist die größere Tragödie. Die Wahrheit in Platons Irrtum

12.00 Uhr Monika Fludernik (Freiburg) : Tragedy: Sympathy and Catharsic Triumph reconsidered

Mittagspause

15.00 Uhr Barbara Neymeyr (Freiburg) : Das Tragische - Quietiv oder Stimulans des Lebens? Nietzsche contra Schopenhauer

16.00 Uhr Andreas Urs Sommer (Freiburg) : Das Tragische in Nietzsches Spätwerk

17.00 Uhr Brigitte Scheer (Frankfurt/Main) : Die Philosophie des Tragischen bei Schopenhauer

18.00 Uhr Bart Vandenabeele (Gent) : Shuddering in the Midst of Hell: Schopenhauer on the Values of Tragedy

Ab 19.30 Uhr Gemeinsames Abendessen der Referenten und Moderatoren in den Weinstuben Oberkirch


Freitag, 23.05.2008

Ort: Haus zur lieben Hand

Moderation: Wilhelm G. Jacobs (München), Jörg Jantzen (München)

10.00 Uhr Tilo Wesche (Basel) : Wahrheit und Wissen im Widerstreit. Zu Hegels Theorie der Tragödie

11.00 Uhr Christian Iber (Berlin; Prag) : Tragödie, Farce und Komödie. Zum geschichtsphilosophischen Ort des Tragischen bei Hegel und Marx

12.00 Uhr Jean-François Courtine (Paris) : Heideggers Schweigen zum Tragischen (Hegel, Hölderlin, Nietzsche)

Mittagspause

15.00 Uhr Jörg Jantzen (München) : Schellings tragisches Denken

16.00 Uhr Juichi Matsuyama (Osaka) : Philosophie des Tragischen bei Aristoteles und Schelling

17.00 Uhr Claus-Artur Scheier (Braunschweig) : Schelling und die Epochen des Tragischen

18.00 Uhr Damir Barbarić (Zagreb) Der kommende Gott. Dionysos bei Nietzsche und Schelling


Samstag, 24.05.2008

Ort: Haus zur lieben Hand

Moderation: Matthias Koßler (Mainz)

9.00 Uhr Wilhelm Schmidt-Biggemann (Berlin) : Theodizee und Tragödie. Überlegungen zu den Bedingungen, unter denen Philosophie tragisch sein kann

10.00 Uhr Domenico Fazio (Lecce) : Ein Begriff des Tragischen zum „Hausbedarf“: Julius Bahnsen schreibt an Friedrich Nietzsche

11.00 Uhr Christopher Janaway (Southampton) : Beauty is false,Truth ugly: Nietzsche on tragic art

12.00 Uhr Mirko Wischke (Hannover) : Die Dichtung der Wahrheit. Nietzsches tragische Weltansicht im Kontext seiner Sprachauffassung

13.00 Uhr Günter Zöller (München) : Die Philosophie im tragischen Zeitalter der Deutschen


Tagungsort
Albert-Ludwigs-Universität Freiburg
Hörsaal 1010 KG I, Platz der Universität 3, Haus zur lieben Hand, Löwenstraße 16, Freiburg 79085

Röcken

Sur le côté sud de la petite église de Röcken, à peine visibles derrière un bouquet de sapins, seules trois tombes de l'ancien cimetière subsistent. Tout contre le mur de l'église, aux côtés de celle de Carl Ludwig, Ludwig Joseph et Franziska et de celle d'Elisabeth, une simple inscription barre toute la largeur de la tombe de granit noir et de pegmatite rose : « Friedrich Nietzsche 15 Oktober 1844 - 25 August 1900 ».
Juste derrière l'église, une porte basse donne accès à la cour du presbytère, une grosse bâtisse carrée à deux étages dans laquelle naquit Nietzsche. Le presbytère est encore habité. En 1992, Éric Blondel y fit la connaissance du pasteur qui y exerce toujours et lui demanda son nom. Il s'appelait Kant.
Situé dans le land de Saxe-Anhalt, Röcken s'étend le long de la grand-route qui relie Weissenfels à Leipiz en passant par Lützen. « De tous côtés, il est entouré de bouquets de saules, de peupliers et d’ormes épars, de sorte que dans le lointain, seules les hautes cheminées et l’antique tour de l’église regardent par-dessus les vertes cimes... » écrivait en 1863 l'élève du collège de Pforta.

Sacrifiés aux besoins en charbon, la tombe et le village natal du penseur pourraient disparaître d'ici moins de dix ans, rapportait le 7 janvier dernier Le Temps. Le quotidien helvétique précisait (extraits) :
Depuis juillet 2006, MIBRAG (Mitteldeutsche Braunkohlengesellschaft mbH), une grande société de production d'énergie aux mains des puissants investisseurs américains NRG Energy et Washington Group International, opère des sondages en vue d'extraire le lignite du sous-sol. Selon ses plans, l'exploitation minière devrait être opérationnelle en 2025. « Pour nous, cela veut dire que nous devrions quitter nos maisons en 2015 », soupire Dorothee Berthold, ajointe de la bourgmestre de Röcken.
L'exploitation de lignite, cette roche intermédiaire entre la tourbe et le charbon, peu calorifique et grande pollueuse, est vorace. Elle consomme des surfaces à une vitesse effrayante : deux, trois mille hectares, et une fois lancée, rien n'arrête sa progression. Tout autour de Röcken, dans un rayon de six kilomètres, une demi-douzaine de hameaux et un autre village, Sössen, sont directement menacés. Plus de mille habitants.
Mibrag doit impérativement remplacer deux centrales électriques obsolètes, grosses émettrices de CO2, par une installation plus puissante et moins polluante de 660 mégawatts. C'est le sud de Leipzig qui a été choisi. Et comme pour des raisons d'économie de transport on exploite le lignite le plus près possible des centrales, le mauvais sort est tombé sur Röcken et son fils le plus connu, Nietzsche.
« La disparition d'un village, ici, n'émeut plus personne. L'est de l'Allemagne a une tradition de plus de cinquante ans d'exploitation de lignite. Autrefois, du temps du régime communiste de la RDA c'était un signe de progrès, la promesse d'emplois et la fourniture d'énergie bon marché. Mais aujourd'hui il y a de plus en plus de résistance », affirme Dorothee Berthold. Ces derniers temps, la valeur des maisons de Röcken a dramatiquement chuté. Ce qui ne laisse pas d'autre choix à leurs propriétaires que d'attendre l'indemnisation que leur proposera Mibrag dans quelques années.
« Mibrag est capable de déménager l'église et les tombes. Ce n'est pas un problème pour eux. » Et puis, ajoute la conservatrice du petit musée attenant au presbytère, « Nietzsche, en raison des manipulations de sa sœur sur son œuvre, a longtemps été tenu pour suspect d'avoir servi de terreau à l'idéologie nationale-socialiste. Les communistes avaient préféré l'oublier. On ne redécouvre ses véritables écrits que depuis peu. »

Approches de l'Événement, II. De Temps & Être – au saut dans l'Ereignis

La troisième séance du séminaire de Gérard Guest – Investigations à la limite (une phénoménologie de l'extrême) – est à présent visible en ligne. Pour la première fois, le texte la conférence vient également d'être publié en ligne.
Cette très belle séance est placée sous le signe du don (Es gibt), de l'offrande à la faveur et au péril de laquelle mûrit – en chacune des époques et des contrées de l'aventure de l'Être où elle est accueillie dans le recueil (λόγος) au sein duquel elle est, selon la parole de la Brief über den Humanismus, à demeure – la surabondante et l'étonnante survenue en présence du présent (die anwesende Anwesenheit, οὐσία, παροὐσία), en une duplicité qui advînt déjà à la pensée dans la méditation nietzschéenne du Gift / φάρμακον chrétien.


D'un événement stellaire : l'effondrement (der Einsturz) de l'ἀλήθεια, donnant à terme naissance à la Veritas latine, et le dépérissement, la flétrissure de la φύσις dans la Natura latine:

La prochaine séance aura lieu le samedi 19 janvier 2008, de 16 à 19 heures.

Heidegger, à plus forte raison


«Une seule chose est nécessaire pour dialoguer avec les Penseurs, c'est que la clarté soit faite sur la façon dont nous les rencontrons. Au fond il n'y a ici que deux possibilités: d'abord, aller à la rencontre, ensuite, aller contre. Si nous voulons aller à la rencontre de la pensée d'un penseur, nous devons agrandir encore ce qu'il y a de grand en elle. Alors nous parvenons dans l'Impensé de sa pensée. Si nous voulons aller seulement contre la pensée d'un penseur, il faut que par cette volonté nous ayons déjà rapetissé ce qu'il y a de grand en elle.»
Martin Heidegger, Qu'appelle-t-on penser? (Was heißt Denken?)

«La terre est alors devenue petite, et sur elle sautille le dernier homme qui rapetisse tout. Son espèce est indestructible comme la puce; le dernier homme vit le plus longtemps.»
Friedrich Nietzsche, Prologue d'Ainsi parla Zarathoustra (Also sprach Zarathustra. Ein Buch für Alle und Keinen)



Parution aux éditions fayard du recueil Heidegger à plus forte raison, dont voici la quatrième de couverture:

La publication au printemps 2005 d'un livre au titre provocateur, Heidegger / l'introduction du nazisme dans la philosophie, n'aurait guère suscité, chez tous ceux qui connaissent quelque peu la pensée du philosophe, d'autre réaction que le silence si l'ouvrage en question, grâce à une campagne soigneusement orchestrée, n'avait été salué par les médias dominants comme un travail sérieux et objectif.
C'est la raison pour laquelle il s'imposait de montrer publiquement à quel point la tentative de porter si gravement atteinte à une pensée considérable n'a été possible qu'en contrevenant aux principes auxquels doit se plier tout travail philosophique digne de ce nom.
Heidegger, à plus forte raison se comprend donc d'abord comme une réplique. Ses auteurs prouvent, pièces en main et en observant scrupuleusement les règles strictes de la critique, que la thèse scandaleuse se réduit en réalité à un tissu d'approximations, d'erreurs, de contresens dont le ressort ultime est ce type d'incompréhension que provoque une malveillance compulsive. Compte tenu du soutien médiatique apporté à une accusation aussi extrême, il était indispensable que cette mise au point fût faite.
Mais il reste l'essentiel, qui est d'exposer positivement l'importance du travail de pensée que Heidegger nous a laissé à poursuivre. Car cette pensée, n'en déplaise à ses contempteurs, est probablement, encore à ce jour, l'une des seules capables de nous permettre de faire face à un nihilisme dont le déferlement est loin d'avoir pris fin avec l'effondrement du nazisme en 1945.

En réponse à la dernière entreprise en date de diffamation et de condamnation inquisitoriale à l'Index librorum prohibitorum: textes de Philippe Arjakovsky, Henri Crétella, Pascal David, François Fédier, Hadrien France-Lanord, Matthieu Gallou, Gérard Guest, Jean-Pierre Labrousse, François Meyronnis, Jean-Luc Nancy, François Nebout, Étienne Pinat, Nicolas Plagne, Alexandre Schild, Bernard Sichère, Éric Solot, Pierre Teitgen et Stéphane Zagdanski.